Vive la pré-pré-retraite !

Publié le par André FREDERIC

Retransmissions en direct, rédactions en ébullition, émissions spéciales en télé… Jamais une conférence de presse n’aura autant excité les médias francophones de notre pays. A côté, le point presse de Leterme sur BHV ressemblait d’ailleurs à la conférence de presse du salon du boudin blanc de La Louvière…
 

Seule Justine Henin, notre désormais pré-retraitée nationale de la raquette, était donc capable d’exciter à ce point les journalistes. Chacun d’entre eux a d’ailleurs abondamment salué son fabuleux parcours tennistique, omettant tout de même dans l’homélie de rappeler sa détestable suffisance dans ses analyses d’après-match, posture que n’aurait pas renié Alain Delon  (« J’ai joué à un niveau exceptionnel, bla bla bla, je lui ai fait très mal, bla bla bla, on a vu la vraie Justine, bla bla bla » ).

Au-delà du personnage contrasté et même si la collection de trophées de Justine force le respect, c’est plus l’improbable parcours de la joueuse qui m’a toujours fasciné. De fait, Justine n’avait pas le profil d’une future grande championne :

- Elle est originaire de Rochefort, qui avait alors pour seule fierté une trappiste et un festival du « rire » (les guillemets sont intentionnels)

- Elle est aussi épaisse qu’une note de politique générale d’Armand De Decker (jusqu’il y a peu, on mettait deux « Justine » dans une « Serena », ce qui n’a pas empêché l’américaine, alors au top de sa forme, de se faire sortir en demi-finale de Roland Garros 2003 au cours d’un match qui restera mon meilleur souvenir télé-tennistique)

- Elle est, sur le circuit féminin actuel, aussi glamour et charismatique que je ne le serais sur le catwalk d’un défilé de mode masculine de Gauthier (Ivanovic- Hantuchova - Henin -  Sharapova … Cherchez l’intrus…)

- Elle a une vie privée (ou presque : merci Ciné-télé-Revue) compliquée : Elle perd sa mère tragiquement, se fâche avec son père, épouse un niais à 21 ans, comprend son erreur 4 ans plus tard, se rabiboche avec son père,…


Et pourtant, à force de travail et  de volonté, Justine a su faire éclore son talent pour empocher pas moins de 41 prestigieux titres WTA… Adidas, son équipementier l’avait bien compris : avec Juju, « Impossible is nothing ».

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Publié dans andrefrederic

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