Caprices de riches !
Encore une crise politique en Belgique ! Vous me direz que ce n'est pas étonnant compte tenu de l'histoire de notre pays. Effectivement, depuis les années 60, on est habitué à vivre au rythme des tensions communautaires mais par le passé, nous sommes chaque fois parvenus à engranger des accords qui ont été acceptés dans les deux grandes communautés. La particularité de la crise actuelle réside dans sa durée ainsi que de la détermination de certains partis flamands nationalistes à vouloir imposer la musique sur laquelle tout le pays doit danser.Si on était dans une période faste de croissance économique avec le plein emploi, on pourrait peut-être passer notre temps à s'entredéchirer sur des questions de délimitation de circonscriptions électorales. Sans vouloir sombrer dans un discours simpliste et populiste, la préoccupation des gens porte sur d'autres priorités : le prix du mazout qui se maintient à un niveau élevé alors que l'hiver approche, les loyers qui grimpent dans certaines régions du pays, le coût du caddy, la facture de l'hôpital,...
On sait que le gouvernement fédéral a pris certaines mesures comme l'élargissement du fonds mazout ou le paiement d'allocations de rentrée scolaire, que les gouvernements de la Région wallonne et de la Communauté française ont dégagé d'importants moyens pour améliorer le pouvoir d'achat des gens mais ces mesures restent insuffisantes.
Moi, quand je suis dans la rue ou que je fais mon marché, les gens ne me parlent jamais de réformes institutionnelles ou de BHV ! Nous avons plus que jamais besoin d'un gouvernement fédéral qui se préoccupe pleinement du quotidien des gens.
Un sondage annonce que 70% des Flamands réclament des nouvelles élections fédérales. Apparemment, nous n'avons pas les mêmes priorités. Doit-on en déduire que les Flamands accordent plus d'importance aux problèmes communautaires qu'à l'augmentation du coût de la vie ? Ou tout simplement, que le Nord du pays n'a pas de soucis de pouvoir d'achat ?
Publicité