Crise financière : crise isolée ou crise d’une idéologie ?

Publié le par André FREDERIC

Nous assistons impuissants à un cataclysme financier planétaire ! Sans crier gare, un tsunami dévastateur a envahi les places boursières aux quatre coins de la planète.

Du coup, panique à bord. Les têtes « pensantes » des grandes banques viennent implorer les pouvoirs publics afin de réassurer un minimum de stabilité à leurs entreprises. Eux qui la veille faisaient preuve de tant de condescendance à l’égard des mandataires public se sont précipités en rampant pour quémander un paquet impressionnant de milliards. Le gouvernement a pris ses responsabilités et il devait les prendre pour protéger les petits épargnants.  Ce qui m’interpelle, c’est le discours de la droite traditionnelle qui en appelle à la régulation de l’économie par les pouvoirs publics. Sarko, Reynders et les autres n’ont rien martelé d’autre sur les chaînes de télévision.  Un débat idéologique est intervenu la semaine dernière à la Chambre (et c’est rare !). Un leader MR expliquait à tout qui voulait l’entendre que ce désastre financier était seulement le fruit de la spéculation de quelques crapuleux mafieux aux USA mais refusait résolument de mettre en doute une quelconque responsabilité de la pensée libérale et capitaliste.

Nous vivons une nouvelle fois l’échec d’une économie spéculative inhumaine.  Combien faudra-t-il encore de crises pour qu’on ose faire le procès et dégager les vrais responsabilités avant d’en revenir à une économie régulée forte de ses pouvoirs publics et prenant en compte par priorité l’intérêt général. Finalement,  l’histoire nous donnera-t-elle raison ?

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