Nouvelle énergie
Hier matin, j'ai failli avaler mon café de travers en découvrant, dans les pages de tous les quotidiens francophones, un titre plus que surprenant : « Le MR aime la Wallonie ».
J'apprends donc avec étonnement que Didier Reynders s'intéresse à la Wallonie. Après avoir brigué ( et échoué !) le mayorat de Liège , s'être obstiné à faire naître le mirage de l'orange-bleue au sein de laquelle il voulait jouer le premier rôle, on apprend donc qu'il veut revêtir le costume de Ministre-Président de la Région wallonne. Je ne pense pas qu'il s'agit d'une idée lumineuse si on se souvient du passage des ministres libéraux au gouvernement wallon entre 1999 et 2004. Quelle catastrophe la gestion de Charles Michel pour les pouvoirs locaux !
Le MR s'intéresse à l'enseignement ! Je rappelle que Pierre Hazette, le Ministre à la retraite dorée en tant que délégué général de la Communauté française à Dakar (et vive les nominations politiques !), a passé 5 ans au département sans que les enseignants aient pu s'en rendre compte dans les écoles.
En voyant les propositions relatives au pouvoir d'achat, on se demande de qui on parle ! Si on lit l'ouvrage consacré à Sa Majesté Didier, le livre « L'homme qui murmure à l'oreille des riches », on peut aisément deviner les classes sociales qui sont favorisées depuis qu'il est Ministre des Finances.
Nouvelle gouvernance ! Voilà un beau terme. Pourtant, dans un journal bien informé la semaine dernière, on apprenait que l'engagement de fonctionnaires contractuels au sein du SPF Finances est basé sur un système d'amitiés politiques. La majorité des contractuels proviendraient des régions de Liège et d'Alost, cette dernière étant la zone électorale acquise à une collaboratrice bien placée au cabinet du Ministre des Finances.
Créer de l'emploi, bien évidemment que tout le monde est d'accord. D'ailleurs, grâce au plan Marshall, on note une diminution sensible du chômage en Wallonie. Ce n'est certes pas encore suffisant mais si Reynders a de meilleures solutions, qu'il n'hésite pas à les communiquer. Mais si ses recettes doivent nous conduire à drame aussi catastrophique que le crash financier engendré par l'ultra-libéralisme, on s'en passera.
Bref, le 16 novembre à Namur, je n'y serai pas et je vous invite à prendre plutôt l'air dans les bois afin de vous oxygéner le cerveau. Cela vous permettra de développer vous-même une énergie nouvelle pour la Wallonie.