In God they trust...

Publié le par André FREDERIC

undefinedPour ceux qui s'emmerdent profondément devant la petite vie politico-médiatique belge, il est une nation qui a su comprendre que la politique était avant tout un grand spectacle avec ses héros salvateurs, ses princesses éplorées, ses bons et ses méchants. Si d'aucun d'entre vous pourraient penser à la France "peopolitique" de Sarkozy, mon propos portera sur ceux dont le président français propose une pâle copie : nox amis américains.

Dans le camp démocrate, les favoris sont connus : Barack Obama (qui pourrait renommer son probable futur lieu de travail "The Black House") et Hillary Clinton (la cocue la plus célèbre d'Amérique) ne devraient pas avoir de problèmes à se départir du troisième larron démocrate, John Edwards, brillant avocat mais aussi charismatique qu'un oeuf sur le plat. Reste à savoir lequel des deux survivra au Super Thuedsay...

Dans le camp républicain, le jeu est encore plus ouvert  : entre l'ex-maire de New York Rudolph Guliani (LE héros du 11 septembre), le mormon Mitt Romney (maintien des troupes en Irak, opposition à l'avortement, renforcement de la peine de mort,... un conservateur pur-jus comme on les aime!), l'électron libre John McCain et le pasteur Mike Huckabee (qui a reçu le soutien officiel de Chuck Norris... c'est du lourd!), la bataille est âpre... mais beaucoup plus médiatiquement discrète que chez les futurs adversaires démocrates.

Vous l'aurez compris, j'ai bien évidemment beaucoup plus de sympathie pour le camp démocrate, lequel a fait de la couverture santé l'un des enjeux fondamentaux de la campagne. Et au sein de ce camp, je ne suis pas insensible au vent de fraicheur et d'espoir que soulève Obama sur son passage... Pour autant, ce dernier n'est pas sans me rappeler une certaine... Ségolène Royal ! Cette dernière (que l'on compare souvent a contrario à Hillary) avait également incarné un souffle de renouveau pour finalement s'écrouler par manque d'expérience et de réseaux politiques suffisament solides. Et c'est là que le bat blesse pour Obama... Car face à un vieux briscard républicain, je préférerai pragmatiquement voir la routinière Hillary aller au feu...

La campagne yankee est donc un grand ring de boxe où l'enjeu dépasse une "belle" ceinture dorée puisqu'au delà des questions nationales US, ce ne sont pas moins les clés du monde - de notre monde - qui sont au bout du chemin.
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Publié dans andrefrederic

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