L'arrogance ne paye pas
L'insolence méprisante dont a fait preuve l'état major du mouvement libéral en général et le sieur Reynders en particulier a été sanctionnée
par des électeurs vigilants et avisés.
La direction du MR avait clairement opté pour une stratégie qui se définit par le "contre" et non par le "pour". Au lieu de défendre leurs idées et valeurs - si tant est qu'ils en aient- les libéraux n'ont eu de cesse d'outrager les socialistes avec le peu de subtilité qui les caractérise. Ils ont agité tout au long de cette campagne à couteaux tirés le péril rouge en usant de manœuvres fort peu louables.
Il est évident que les libéraux ont eux-mêmes des doutes par rapport à leur propre système. La sainte trinité libérale (privatisation, dérégulation, compression des dépenses sociales) qui était encore chantée avec tant de vigueur il y a peu a mené le monde au bord du chaos. Il était impérieux dès lors pour eux de détourner le regard de la doctrine capitaliste vacillante en accusant leurs adversaires de crainte d'être eux-mêmes accusés.
Il faut rappeler à cet égard le rôle partial des médias qui ont instillé le doute dans les esprits en dénigrant sans discernement le parti socialiste sous prétexte des affaires et en assombrissant son image sur base de pseudo-sondages. En fait, les sondages évaluent surtout la partialité des médias par la manière dont ils les utilisent.
La positivité l'a emporté en fin de compte sur la négativité. C'est en nous appuyant sur notre patrimoine historique et en affirmant sans ambages nos valeurs que nous avons le plus de chance d'être entendu et de pouvoir mener notre projet politique à son terme.