Rien que des mots...

Publié le par André FREDERIC

La communication politique est décidément un art bien complexe… Et dans les nombreux artifices qu’elle emploie, la « petite phrase » fait désormais figure d’arme de prédilection.

Traquées par les journalistes avides de polémiques, délivrées avec plus ou moins d’aisance par des politiques verbeux et véritable objet de délectation pour l’observateur d’une vie politique belge un peu fadasse, les petites phrases sont devenues le lot quotidien du paysage politico-médiatique.

Tantôt spontanées, tantôt préparées avec soin par les communicants de l’ombre, on peut distinguer 4 classes de petites phrases :

1. La petite phrase rigolarde : L’icône du genre reste le sémillant député wallon écolo Marcel Cheron. Obligé de jouer les animateurs de Club Med pour exister, Marcel est devenu, grâce à la verve de ses mots, une véritable coqueluche des médias … Au risque de laisser le souvenir d’un clown de l’assemblée plutôt que d’un député au travail !

2. La petite phrase programmatique : La petite phrase « Il faut travailler plus pour gagner plus » prononcée par Sarko lors d’un meeting électoral est vite devenue l’un des slogans les plus emblématique du dieu de la com’ (bien plus que son « Ensemble, toute devient possible »). Le Président karcheriseur est parvenu à communiquer sur son programme en quelques mots d’une simplicité déconcertante, une véritable leçon d’efficacité !

3. La petite phrase déclaration de guerre : Si Philippe Moureaux fait depuis longtemps office de sniper en la matière, son costume lui a été volé avec peu d’élégance par un certain Didier Reynders. « Les socialistes dans l’opposition, c’est en soi une réforme de l’état » aura été LE coup d’éclat du maître bleu parmi toutes ses diatribes anti-rouge. L’attaque gratuite masquant l’absence de programme et d’idées a encore de beaux jours devant elle…

4. La petite phrase « à l’insu de mon plein gré » : Réservée aux incompétents de la com', cette classe de petite phrase a trouvé son plus grand représentant : Yves Leterme ! Ce dernier, confiant à un journaliste la dernière blague à la mode (Vous savez comment on appelle la RTBF dans certains milieux ? Radio Milles-collines !) a vu ses propos montés en épingle… Voilà comment une blague de mauvais goût devient une nouvelle polémique nationale ! Je n’ai aucune sympathie particulière pour Monsieur Leterme mais sa maladresse m’attendrirait presque ! Yves ne semble pas avoir retenu la leçon de ses dernières sorties (« Les francophones ne sont pas en état intellectuel d’apprendre le français », La Brabanseillaise  », etc…) au grand bonheur des médias du Royaume !

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Publié dans andrefrederic

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C
Ce n'est pas la seule loi qui est à revoir. Il y a aussi celle que Madame Onkelinx a fait sur le divorce, adoptée le 27 avril 2007 qui fait encore parler d'elle. Lisez l'article du Soir du 3 janvier. En voici un extrait:"Controversée lors de sa préparation et de son vote, la nouvelle loi sur le divorce qui facilite la séparation de conjoints désunis continue à susciter des critiques. Quatre mois après son entrée en vigueur, le 1er septembre 2007, certains continuent à en dénoncer le caractère discriminatoire pour les femmes et à en attaquer les dispositions d’octroi des pensions alimentaires (et les Asbl Ligue des familles et Vie féminine, ainsi que le Conseil des femmes francophones de Belgique, l'attaquent devant la Cour constitutionnelle). D’autres dénoncent l’insécurité juridique des dispositions transitoires. Et sur le terrain, des avocats et des magistrats avouent leur confusion devant la notion de « désunion irrémédiable », nouvelle base sur laquelle le juge peut prononcer le divorce". Il y a là aussi du pain sur la planche...
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J
Je remercie monsieur André Frédéric d'avoir répondu à mon interpellation au sujet de la loi sur les armes. J'y ai été un peu fort mais tout le battage médiatique autour du bien fondé de cette loi sur les armes m'a profondément choqué, comme si cette loi poussée par madame Onkelinx était la solution à un problème de violence qui à mon avis devrait être résolu avec une meilleure gestion de la justice et de l'éducation. En effet cette loi a été votée par le parlement sous le coup de l'émotion après l'incident du 11 mai 2006, mais détruire toutes ces armes, en plus des problèmes que cela a créé (interne à la police, administratifs, personnels, pertes de patrimoine, etc.), cela n'a malheureusement pas empêché d'autres meutres d'être commis, que ce soit avec une arme à feu ou avec un couteau, le résultat est le même. La violence des "jeunes" en décrochage scolaire existe bel et bien en Belgique, et ce phénomène social devrait en priorité être endiguer avec une réelle prévention. J'espère en tout cas que votre démarche donnera une leçon au nouveau gouvernement de ne pas précipiter des lois comme cela s'est passé avec madame Onkelinx.Meilleurs voeux pour l'année 2008.
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Y
Je suis assez d'accord avec les propos de Jos, la loi armes est une loi baclée et catastrophique qu'Onkelinx a fait voter dans l'émotion suite à un tragique fait divers... je me réjouis malgré tout des amendements que Mr Frédéric a apporté...  mais il aurait du réagir plus tôt, cad à l'époque où il a voté la loi onkelinx!!! merci malgré tout d'avoir su comprendre les problèmes engendrés par cette législation et d'y avoir donné toute l'attention qu'elle méritait. C'est ce que j'attends d'un parlementaire et vous y avez fait honneur! bon travail en 2008!
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A
l
J
J'ai été interpellé par les propos tenus par André Frédéric au sujet de la nouvelle loi "armes". En effet, celle ci présente des difficultés d'application. Mais je ne vois rien de héroique à corriger le travail bâclé de l'ancienne ministre de la justice Onkelinx pour le raffistoler en quelque chose de plus acceptable. Il a fallu beaucoup d'énergie de la part des citoyens mécontents pour voir des concessions comme le report de la date d'application à une date ultérieure. Si j'étais à la place de André Frédéric, qui est après tout un politicien chevronné, je ne me vanterais pas d'avoir à refaire un travail coûteux qui aurait dû être fait convenablement au premier coup. Il aurait été bien plus constructif de prévenir ce genre de bêtise.
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A
Cher Jos, Cher M. Marechal,<br /> Vous exprimez avec force et conviction votre sentiment quant à la saga de la nouvelle "législation armes" et je vous en remercie. Je ne saurais vous contredire quant à la qualité de la première mouture de cette législation...moi qui l'amende aujourd'hui! Cette loi avait été votée à la va-vite, dans l'émotion, et en réponse à la tuerie anversoise qui avait tristement mis en lumière l'inefficacité du contrôle des armes... <br /> A la lumière de son application sur le terrain et au vu de l'indignation exprimée tout au long de la défunte campagne (c'est devenu l'un des sujets principaux pour lequel j'ai été interpellé, et pour lequel je le suis encore, notamment au travers de ce blog!) nous avons très vite compris que nous avions commis une grosse erreur ! Un véritable contrôle devait être mis en place, mais il aurait du être tout autre.<br /> C'est dans cet esprit que j'ai proposé de reporter sa date d'application afin de travailler sur une législation épousant au mieux les réalités du terrain.<br /> Il ne s'agit en rien de commettre un "acte héroïque" (cf Jos), il s'agit simplement de faire mon travail de représentant parlementaire à l'écoute du terrain en ajustant une loi dont je sous-estimais totalement la portée !<br /> Meilleurs voeux pour 2008!
P
On le sait, la nouvelle équipe transitoire gouvernementale ne reflète pas ce que la majorité des citoyens ont voté. Même si La Dernière Heure nous dit que Guy Verhofstadt est au dessus du lot et que Elio Di Rupo est fidèle de parole, je préfère m'en tenir aux actions des politiciens sur le terrain. Je ne pense pas que Didier Reynders est pas la cible première. Je suppose que 30 ans de carrière dans la politique ça aide, on doit certainement voir venir les évènements. Donc le problème des sans papiers devrait être complètement résolu maintenant. <br /> C'est une lourde tâche qui vous incombe, Monsieur Frédéric, des citoyens vous regardent. Après tout on se sert de nos deniers personels.
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